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Le football français suspendu à la vente des droits télé

Mise en garde à vue d'un délinquant au commissariat de Bobigny, en région parisienne.

La Cour de cassation française a décidé ce vendredi 15 avril 2011 l'application immédiate de la réforme de la garde à vue, cinq semaines avant la date prévue par le gouvernement. Les justiciables peuvent dès maintenant obtenir la présence d'un avocat pendant toute la durée de leur audition.

C'était le scénario redouté par les syndicats de policiers : l'application immédiate de la réforme de la garde à vue adoptée cette semaine par le Parlement. Initialement la réforme ne devait entrer en vigueur que le 1er juin prochain. Policiers et avocats vont donc immédiatement entrer dans le vif du sujet sans s'y être préparé.

Sur le terrain, c'est à dire dans les commissariats, les gendarmeries, cela signifie que les gardés à vue peuvent dès maintenant demander à être assistés d'un avocat, cela signifie aussi qu'ils ont le droit dorénavant de garder le silence.

Alliance, Synergie-officiers et le Syndicat indépendant des commissaires de police (SICP) se déclarent affligés. Ils prédisent une mise en œuvre chaotique et craignent une pagaille monstre dans tous les commissariats, ils affirment aussi que les malfrats profiteront de ces nouvelles dispositions pour passer entre les mailles du filet.

De leur côté, les avocats vont devoir s'organiser pour être présents partout, de jour comme de nuit. Mais, c'est une avancée historique pour les droits de la défense, exulte l'ordre des avocats.

Les policiers et les robes noires vont donc devoir apprendre à travailler ensemble et à réinventer la garde à vue car avec la présence permanent d'un avocat s'en est bien fini de la culture de l'aveu cher à la police française.

En 2009, il y a eu 800 000 mesures de garde à vue en France, l'objectif est maintenant de revenir à 500 000 par an.